Macrophotographie

Macrophotographie

Macro-photographie

Un intérêt de longue date

Ces petits êtres qui peuplent le moindre mètre carré de notre monde m’ont toujours fasciné. Plus jeunes, je passais pas mal de temps devant les documentaires animaliers. Mais les années passant je me suis de plus en plus lassé des reportages sur les grands animaux de la savane ou autre… toujours les mêmes images, les mêmes commentaires… Par contre les documentaires centrés sur des animaux « atypiques » tels que les insectes et arachnides m’ont toujours scotché. Lorsque j’en ai eu la possibilité, j’ai voulu produire mes propres images de la faune via la photographie. Très vite je me suis orienté vers la macrophotographie pour tirer le portrait des arthropodes que je croisais au grès de mes balades. Cette passion a également été amplifiée par des études en entomologie.

Du graphisme et de la couleur !

Comme beaucoup, j’ai  commencé par essayer de me rapprocher au plus près de mes sujets à 6 ou 8 pattes pour pouvoir réaliser des photos de gros plan. Au fur et à mesure de mes expériences sur le terrain, mon regard s’est affûté et aujourd’hui, à l’inverse, j’ai plutôt tendance à prendre du recul. Aujourd’hui j’aime jouer avec le graphisme et la couleur des fonds pour m’éloigner de la simple photo illustrative/scientifique et me rapprocher de la photo d’ambiance.

Un challenge particulier lié à la macrophotographie

Se spécialiser uniquement dans la photo de bestioles est quelque part un challenge difficile. Le but étant de « faire du beau » avec ce que la plupart considère comme moche. Il est clair que la photo d’insecte ne facilite pas l’entrée en galerie d’art. Les a priori ont la vie dure, mais le challenge est d’autant plus prenant.

Dans cette galerie, vous découvrirez donc une sélection de macrophotographies d’insectes rencontrés entre l’Eure et Loir, les Alpes-Maritimes, en passant par Lyon.

Les ascalaphes sont inféodés aux milieux ouverts bien exposés. Celui-ci est posé sur une orchidée du genre Serapias. Ces orchidées sont assez communes sur mes « spots » à ascalaphe.

Le scarabée rhinocéros est un des plus gros scarabées européens. Sa larve se développe durant 2 à 3 ans en se nourrissant de bois en putréfaction (= saproxylophage). Selon certaines sources, l’adulte est visible du printemps à l’automne. Personnellement, je ne l’ai vu qu’en été.

Les araignées sauteuses ne font pas de toiles, elles chassent en sautant directement sur leurs proies. Elles ont par conséquent un système visuel très développé. Elles possèdent deux gros yeux principaux qui leur permettent d’ajuster leurs sauts en disposant d’une vue semblable à la nôtre. Quatre plus petits yeux périphériques leur servent à détecter les mouvements autours d’elles.

Ameles spallanzania est une petite espèce de mante. En France, 9 espèces de mantes sont présentes.

La plupart du temps on retrouve les ascalaphes en fin de journée posés sur des tiges de graminées. Il arrive néanmoins d’en retrouver de temps en temps sur des supports un peu plus originaux.

Zoropsis spinimana est une grosse araignée marron qui rentre souvent dans les maisons pour s’abriter des températures extérieures. C’est une espèce non agressive et son venin n’est pas dangereux pour l’Homme.

La rosalie des alpes est un coléoptère protégé car ses populations sont dépendantes des forêts de hêtres non exploitées. Par conséquent, rare…

Les balanins sont des coléoptères qui utilisent leur long rostre pour creuser les graines dans lesquelles la femelle pond son œuf. Selon les espèces ils peuvent pondre dans les glands, les noisettes, les châtaignes, le riz, le blé, ... Certains sont donc des ravageurs.

Cette blatte des sous-bois n’est, comme la majorité des blattes, pas du tout une espèce capable d’envahir les habitations. Seules quelques espèces peuvent être nuisibles mais la plupart sont au contraire utiles car elles sont détritiphages et participent au processus de la décomposition de la matière organique.

Les demoiselles sont très souvent prises à tord pour des libellules. Effectivement les zygoptères (demoiselles) et les anisoptères (libellules) forment l’ordre des Odonates. Cependant, d’une manière générale les demoiselles sont beaucoup moins grosses que les libellules. Les demoiselles ont les yeux écartés alors que ceux des libellules se touchent. De plus, lorsqu'elles sont posées, les demoiselles ont les ailes le long du corps. Alors qu'elles sont perpendiculaire chez les libellules.

Les larves d’ascalaphe ont un temps de développement de deux ans. Les adultes émergent au printemps et vivent en général jusqu’en juin selon les conditions météo. Les individus présents à de plus hautes altitude sont visibles jusqu’en juillet.

La rosalie des alpes est une espèce de longicorne qui ne pond que dans les troncs d’hêtres morts. Les larves se nourrissent de ce bois en décomposition. Les adultes ne sont visibles que de juillet à août mais le cycle biologique de la rosalie est de 3 ans.

Eresus kollari est une araignée fouisseuse commune en Europe méridionale et centrale. Cette espèce est appelée érèse coccinelle ou araignée coccinelle car l’abdomen est rouge avec 4 taches noires.

Bien que souvent pris pour des papillons les ascalaphes sont, comme les fourmilions, des insectes appartenant à l’ordre des névroptères.

Beaucoup d’insectes participent au recyclage de la matière. C’est le cas de beaucoup de coléoptères, comme cette Rhagie sycophante, dont les larves se nourrissent du bois mort. Les larves de certaines espèces peuvent rester plusieurs années dans une même souche alors que le stade adulte ne survit généralement que quelques mois, voire quelques semaines.

La chenille du machaon se développe sur les plantes de la famille des ombellifères et certaines rutacées. Elle peut donc être visible sur le fenouil, la carotte et le persil des potagers.

Les larves d’ascalaphes sont également prédatrices mais ne sont pas ailées, elles chassent d’autres arthropodes cachés dans les débris du sol.

Le petit capricorne est un coléoptère dont les larves se nourrissent de bois. Lorsque les larves sont trop nombreuses sur un même tronc, elles peuvent causer des dégâts importants à l’arbre hôte. Elles peuvent également se développer sur les charpentes non traitées.

Philaeus chrysops mâle : avec ses 7 à 12 mm, c'est la deuxième plus grande espèce de Salticidae d'Europe. Le mâle est facilement reconnaissable à son abdomen rouge rayé dans la longueur par une bande noire. Les pattes du mâle sont également orangées. Vous trouverez cette espèce en méditerranée sur les prairies sèches et les zones pierreuses/sableuses.

Les ascalaphes chassent d’autres insectes en vol à 2-3 mètres au dessus du sol. Ils sont très répandus dans le sud de la France et sont inféodés aux prairies sèches.

Lorsque les arthropodes viennent de muer, ils arborent souvent des couleurs très différentes de leurs couleurs définitives. Il faut attendre quelques temps avant que leur nouvelle cuticule sèche, se solidifie et prennent ses/leurs couleurs définitives. Cette jeune Tylopsis lilifolia ne risquait pas de passer inaperçue dans cet environnement.

Avec ses 5 à 8 cm de long, le criquet égyptien est le plus grand criquet français. Il est facilement reconnaissable à ses yeux striés. C’est une espèce qui est non grégaire.

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