Ethique et macrophotographie

Ethique et macrophotographie

Lors de mes participations aux festivals je me rends compte que les visiteurs montrent de plus en plus de suspicions autour des images présentées. Échaudés par les polémiques qui ont marqué ces dernières années — notamment après la publication de l’article de Reporterre, « Photographie animalière : la triche planquée derrière le cliché parfait », paru en pleine édition 2023 du festival de Montier-en-Der et visant l’invité d’honneur —, le public est de plus en plus sensible aux conditions dans lesquelles ont été réalisées les photographies. Je me devais donc de clarifier ma position sur les aspects éthiques liés à ma pratique de la macro et proxiphotographie.

Etat des lieux en photographie animalière :

Voyages organisés, safaris, affûts payants, …

Bien souvent, le photographe animalier renvoie l’image d’un baroudeur passant de longs moments en nature seul en repérage pour identifier les lieux et conditions qui lui permettront d’immortaliser ses sujets dans les conditions les plus intéressantes. Qu’il pleuve, qu’il vente , le photographe naturaliste ne rechigne pas à la tâche. Ce travail de pistage participe à la réflexion jusqu’à la production de l’image finale. Certains même se définissent même comme pisteur avant d’être photographe. Un gros travail de bibliographie est également nécessaire sur le comportement et les habitudes de l’espèce pour orienter les repérages et le pistage.

Cependant, à moins de pouvoir y consacrer une partie significative de son temps, le commun des mortels ne peut se permettre d’accorder qu’une partie de son temps libre à la photographie. Le temps consacré à ce travail de repérage et de pistage en est d’autant plus réduit. Lorsqu’on s’intéresse à des espèces plus exotiques, ce travail nécessaire en amont est tout simplement impossible. L’appel des réseaux sociaux à devoir poster régulièrement et le plus fréquemment possible n’arrange pas les choses.

Une des possibilités pour pallier ce manque de temps est de passer par quelqu’un qui aura fait pour vous tout ce travail en amont afin de vous mettre dans des conditions optimales pour que vous puissiez réaliser vos images. C’est pourquoi aujourd’hui vous pouvez trouver des myriades de possibilités de stages, voyages et safaris en tous genres. Il existe aussi la mise en place d’affûts payants vous assurant presque de voir passer l’animal recherché. Personnellement j’ai un peu de mal avec tout ce qui est safari et affût payant. J’aurais un peu l’impression de ne pas être l’auteur réel de l’image mais juste la personne qui a appuyé sur le déclencheur. De plus, il faut bien imaginer que les images réalisées dans ce genre de structure seront très certainement similaires aux images des centaines de personnes passées avant et après vous. En revanche, pour les personnes qui rencontrent des difficultés à se déplacer ou qui cherchent à immortaliser une espèce exotique, cette possibilité est une aubaine et leur permet d’assouvir leur passion.

Voici une image réalisée par, Michel Andrieux, mon père (qui a passé les 75 ans). Mon père a du mal à marcher, surtout avec plusieurs Kg de matériel sur le dos. La possibilité de faire des images en safari lui permet de rencontrer les gros animaux qu’il rêve d’immortaliser.

Les retombées économiques liées à cet écotourisme peuvent également avoir des retombées intéressantes pour la protection des espèces recherchées et, plus généralement, sur la région. La présence des touristes et des gardes permettent également d’assurer une certaine forme de protection contre le braconnage.

… ce qui peut en découler.

La problématique est que cette activité touristique autour de la photographie animalière entraîne des dérives qui seront préjudiciables pour la faune et, de manière plus globale, à la nature . L’engouement pour la photographie de nature, l’accessibilité du matériel et la recherche de la facilité ont pour conséquence, dans certaines régions du monde, un tourisme de masse. La présence quasiment permanente d’humains, plus ou moins respectueux, dans des zones censées être naturelles et vierges impacte sans aucun doute le comportement des animaux recherchés et les écosystèmes.

Trafic Jam - Maxime Aliaga
Cette image de Maxime Aliaga, (« Trafic Jam » – prix l’Homme et la Nature Nature du concours 2022 du festival photo Montier), illustre parfaitement le surtourisme lié à la photo nature qui peut être observé dans certaines régions du monde).

A cela s’ajoutent certaines formes de dérives plus ou moins extrêmes liées à l’obligation de résultat.
Si des touristes ont payé des milliers d’euros pour voir telle ou telle espèce, les organisateurs ont plutôt intérêt à faire en sorte de s’assurer de la présence des animaux. C’est à ce moment-là que certains organisateurs peuvent être tentés d’appâter les animaux sauvages pour s’assurer de la proximité des sujets. A terme, le risque est donc de changer profondément les habitudes alimentaires d’animaux qui ne seront plus aptes à rechercher leur nourriture par eux-mêmes. On m’a également rapporté le cas d’usage de drogues pour faciliter l’approche d’animaux farouches, notamment avec le chat de Pallas (si vous voyez des images de chat de Pallas avec des Iris fortement dilatés, vous savez maintenant dans quelles conditions elles ont été faites).

Tout ceci est valable pour la photo animalière de manière globale. Dans le cadre de la macrophotographie, et de la proxiphotographie, il existe par ailleurs des dérives spécifiques qui sont liées à la taille des sujets et à la facilité de leur manipulation.

Etat des lieux en macrophotographie :

Le commerce d’espèces exotiques :

Rapidement, la possibilité de prendre des images d’espèces exotiques, plus colorées, plus grandes… que nos espèces locales peuvent pousser certains à se procurer des espèces exotiques. Je pense également à la facilité d’élevage et au commerces de nombreuses espèces d’arthropodes, d’amphibiens et de reptiles… On sort ainsi du contexte pur de la photographie et on entre plus dans celui du commerce et du déplacement d’espèces animales.
Étant à la base entomologiste, il m’est déjà arrivé d’avoir chez moi des espèces exotiques issues d’élevage en ayant fait attention à la provenance de ces individus. Etant particulièrement sensible aux risques liés à ces pratiques (prélèvement d’individus sauvages, risques d’introductions d’espèces invasives, bien-être lié au transport…), et ayant déjà exposé mes images en salon « entomo » (et donc me retrouver confronté à des individus collectionneurs peu scrupuleux dans ce domaine) je ne pratique plus du tout ce genre d’élevages depuis des années. Aujourd’hui, les seules espèces d’élevage que je prends en photo sont des espèces locales ou cosmopolites issues des élevages liés à mon travail.

Phidippus regius femelle
Cette image est un gros plan d’une espèce exotique d’araignée sauteuse que j’ai eue en élevage pendant quelques temps. C’est une femelle de Phidippus regius que j’avais achetée à André Leetz. André, malheureusement décédé depuis, était une personne sérieuse qui était très connue dans le monde des arachnologues amateurs.

Le non-respect de son sujet :

L’autre aspect est la manipulation des sujets. La petite taille permet de déplacer simplement des petits sujets pour leur tirer le portrait plus facilement. Le problème est que certains, afin de s’assurer que leur sujet ne s’échappe pas avant de déclencher, vont chercher des moyens de les immobiliser. Ces derniers temps de nombreux cas ont été rapportés, notamment venant d’Asie, de photos de reptiles réalisées en attachant, voire en collant, les individus à leur support. Pour les insectes certains « s’amusent » même à les refroidir, voir les congeler, pour ralentir suffisamment leurs mouvements voire à les endormir avec du CO2. Je me suis d’ailleurs déjà retrouvé devant quelqu’un qui m’expliquait que pour réaliser ces images d’insectes aquatiques il les plaçait dans de l’eau pétillante (chargée en CO2). D’autres tuent simplement leurs sujets pour être sûr qu’ils ne bougent pas du tout. 
A cela vous ajoutez la création de scènes surréalistes qui n’ont rien de naturel. Vous avez sans doute déjà vu passer ces fameuses images de scarabées faisant du rodéo sur des grenouilles… Au-delà de l’aspect purement éthique de la pratique du photographe, ces mises en scène posent également un réel problème vis-à-vis du public. En effet, beaucoup de personnes, de base non sensibilisées au monde naturel, ne perçoivent pas le caractère artificiel et problématique de ces images. Elles les plébiscitent et en renforcent leur audience à grand renfort de « likes » les prenant  pour des scènes naturelles touchantes ou humoristiques, sans avoir conscience qu’elles n’ont aucune chance d’exister sans de grossiers trucages néfastes pour les espèces photographiées. Ce phénomène participe ainsi à une mauvaise éducation du regard et véhicule une vision erronée du vivant, contraire à la mission du photographe de nature.

Bref, comme dans toutes pratiques, il existe des dérives simplement dégueulasses qui s’éloignent bien de l’imaginaire collectif du photographe naturaliste en train de ramper dans la boue pour capturer une image de son sujet.

Mon point de vue sur le déplacement des sujets :

Déplacement raisonné :

Il faut bien garder à l’esprit qu’il est tout à fait possible de réaliser des photographies d’insectes extrêmement belles et poétiques, au sein même de leur écosystème, en lumière naturelle et dans des attitudes authentiques. Lorsque le photographe parvient, comme en photographie animalière, à se faire suffisamment discret pour s’effacer complètement, c’est sans doute la forme d’accomplissement la plus aboutie.

Pour ma part j’ai, a priori, le même point de vue que Patrick Goujon dans ma pratique de la macrophotographie. Il n’est pas question de causer le moindre mal aux sujets que je photographie mais je ne m’interdis pas de déplacer des individus. Il faut simplement se limiter à ce qui est possible, réaliste et dont l’impact sur la survie de l’individu est égal à 0. 

Étant entomologiste, je passe mes journées à manipuler des insectes en laboratoire ou dans les cultures. Je sais donc comment manipuler un insecte sans le blesser. Il ne faut jamais attraper un individu en le « pinçant » avec vos gros doigts boudinés. Il faut plutôt le laisser grimper sur votre main sans le contraindre plus que cela. 

La plupart des insectes sont assez farouches. La tentative d’approche et de déplacement est simplement vouée à l’échec lorsque nous ne sommes pas dans les bonnes conditions. Rien ne sert alors de courir après un papillon ou une libellule bien active, vous perdrez votre temps et, plus grave, vous ferez perdre de l’énergie à cet animal.

Blanc sur blanc
Les papillons sont globalement assez farouches il faut alors attendre le bon moment pour une approche. Au petit matin, lorsqu’ils sont encore engourdis par le froid. Le soir lorsqu’ils se sont trouvé un perchoir pour la nuit. Où, comme ici, après une averse. Lorsque la pluie s’annonce la plupart des insectes volant restent cloués au sol pour ne pas prendre le risque d’être blessés par la pluie.

Manipulation interdite des amphibiens, reptiles et autres espèces protégées :

En macrophotographie il y a le cas des amphibiens pour lesquels toute tentative de manipulation est totalement à proscrire. Les amphibiens ont, en effet, une peau très sensible qui est protégée par un mucus. La manipulation en elle-même risque d’endommager cette couche de mucus et ainsi les rendre plus sensibles à des infections. Vos mains pleines de doigts sont également porteuses de germes auxquels les amphibiens sont sensibles. Si vous manipulez plusieurs individus vous avez d’autant plus de risques de favoriser la transmission de pathogènes au sein d’une population. Bref, la manipulation est simplement à proscrire totalement avec ces animaux.
Au-delà de ces considérations biologiques propres aux amphibiens, il existe également un cadre légal strict concernant les espèces protégées, parmi lesquelles figurent la plupart des amphibiens, des reptiles et certaines espèces d’insectes. Pour ces espèces, toute manipulation est en principe interdite sans autorisation officielle, laquelle peut être délivrée dans des cas très encadrés, notamment à des fins scientifiques ou de sauvegarde.

Attentions aux différents stades de développement :

Chez certaines espèces, le cycle biologique passe par plusieurs phases. Certains stades de développement peuvent être compatibles et d’autres, à l’inverse, incompatibles ou sensibles au déplacement. Je pense notamment à certaines périodes critiques comme la reproduction. Je photographie beaucoup, par exemple, les juvéniles d’empuses (les diablotins) pendant la période hivernale. A cette période, les individus attendent simplement le retour du printemps et sont calmés par le froid hivernal. A l’inverse, au printemps et en été les individus sont beaucoup plus actifs, surtout les adultes qui sont en période de reproduction. Au printemps et en été je cherche donc d’autres sujets, je ne recherche pas activement d’empuses adultes.  Je les laisse tranquilles pour ne pas perturber la production de la génération suivante. Après, si je tombe de manière fortuite sur un adulte je ne m’interdis pas de faire une image. Pour donner un ordre d’idée, en 9 ans j’ai dû croiser seulement 5 ou 6 empuses adultes dont un seul mâle.

Transformer l'essai
Une femelle adulte d’empuse rencontrée dans sa position naturelle et sur les plantes sur lesquelles j’ai croisé la plupart du temps des empuses adultes.

Pour résumer, ce que je m’autorise :

Je me cantonne donc à des espèces « calmes » dont le comportement, le stade de développement, la période d’activité, et l’environnement sont compatibles avec un potentiel déplacement. Ce déplacement est au maximum de quelques mètres et sur une durée (très) limitée. Dans un premier temps, je vais repérer l’angle de prise de vue pour former un fond sur lequel je souhaite immortaliser le sujet. Une fois que tout est en place, je déplace le sujet pour réaliser l’image et ensuite je replace l’individu à l’endroit exact où il se trouvait initialement. 

Je rappelle que si vous ne connaissez pas précisément une espèce, vous ne devez pas la déplacer. Sa biologie, son comportement ou son état physiologique peuvent vous échapper. Cela revient à agir à l’aveugle, avec un risque d’impact réel sur l’individu, qu’il soit immédiat ou différé, sans même que l’on s’en rende compte.

Lors de la prise de vue, j’utilise soit la lumière naturellement présente, soit des éclairages artificiels permettant de créer des arrière-plans. Les individus restent libres de leurs mouvements et dans leur état physiologique normal (pas d’anesthésie, pas de refroidissement, pas de CO₂).
Je ne recherche pas l’image à tout prix : si l’individu n’est pas coopératif, la séance est interrompue et le sujet est replacé sur son support d’origine. En cas d’utilisation d’éclairages artificiels ou de mise en scène, je veille également à respecter strictement la biologie et l’écologie des espèces concernées. Cela peut sembler évident, mais il est important de le rappeler : on ne place pas en plein soleil une espèce lucifuge ou cavernicole ; l’utilisation d’un flash ou d’une lampe sur des espèces nocturnes peut provoquer un stress intense ; il ne faut pas mouiller des espèces thermophiles …

Storm
Cette image a été réalisée en janvier 2018, une semaine après d’importantes chutes de neige dans le secteur. Les diablotins avaient encaissé ces conditions sans problème ; je souhaitais donc réaliser une image illustrant leur capacité à supporter les conditions climatiques de l’automne et de l’hiver. Pour cette prise de vue, un brumisateur a été utilisé afin de simuler la pluie. Lors de la prise de vue, j’ai pris soin de ne pas mouiller l’insecte : la pulvérisation a été effectuée uniquement entre le flash et le sujet, et à bonne distance de celui-ci. Une pulvérisation directe sur ou autour de l’individu aurait risqué de le geler sur place.

Le cas du focus stacking :

Le focus stacking consiste en la prise de vue d’un même sujet en réalisant plusieurs images consécutives tout en déplaçant la zone de mise au point sur le sujet pour chaque image, afin de, couvrir l’intégralité de sa profondeur. La pile d’images est ensuite assemblée à l’aide d’un logiciel dédié pour assembler toutes les zones de netteté en une seule et même image à la profondeur de champ étendue. Il est donc nécessaire que le sujet photographié ne bouge pas pendant la réalisation de la pile d’images. Beaucoup, comme moi, utilisent alors des individus morts. On peut donc se poser la question de la provenance des sujets photographiés dans ce genre de cas. Je me suis déjà exprimé au sujet de cette technique et des aspects éthiques dans un article précédent. Pour résumer je ne prends des images en focus stacking que d’individus trouvés morts, d’insectes nuisibles, d’individus issus de colonies importantes ou d’insectes naturalisés.

Plodia interpunctella.
Voici un gros plan d’une tête de Plodia interpunctella. C’est une espèce de mite alimentaire dont j’ai subi l’invasion pendant quelques mois dans mon cellier. Je n’ai donc pas eu de scrupules à euthanasier cet adulte par congélation avant d’en faire un gros plan à X20. (Pensez à mettre vos graines et denrées contenant de la farine dans des bocaux en verre dès votre retour des magasins, cela vous évitera de vous retrouver avec ces insectes chez vous).

Savoir limiter son impact :

Que ce soit pour des images réalisées en déplaçant les individus ou non, j’essaie de limiter au maximum l’impact de ma pratique de la macro et proxiphotographie.
La première façon est de limiter sa présence sur un site donné. Car oui, il faut considérer que votre simple présence induit un dérangement. Pour cela je me limite à une sortie maximum par semaine sur un lieu donné. Et d’une semaine à l’autre, s’il est possible de les distinguer, je ne photographie pas les mêmes individus.
En plus de cela, je me limite aux zones en bordure des chemins afin de limiter le piétinement sur le lieu. Dans tous les cas, je fais attention où je pose les pieds. Certaines espèces végétales sensibles sont très discrètes. L’espacement des prises de vue sur plusieurs semaines pour un même lieu permet de laisser le temps à la végétation de se remettre de vos visites antérieures.

Être transparent :

Le dialogue lors d’expositions :

Le plus important est de ne pas « tromper » le public lors des échanges que vous aurez avec lui. Il faut être clair et transparent lors de vos échanges. Si on vous demande dans quelles conditions ont été réalisées vos images, expliquez votre démarche et ce qui vous a poussé à réaliser ces images tout en respectant votre sujet : l’illustration d’un comportement, d’un aspect de la biologie de votre insecte, les conditions environnementales, une idée artistique…

La participation aux concours :

Si vous souhaitez participer à des concours il est très important de respecter les règles fixées par celui-ci. Ne vous amusez pas à candidater avec des images sur lesquelles vous avez déplacé un individu alors que le concours spécifie clairement que c’est interdit. Il y a de grands naturalistes dans les jurys de concours et parmi les personnes qui visualisent vos images potentiellement sélectionnées par la suite. Si quelque chose dénote par rapport à la réalité cela sera très rapidement détecté et votre nom sera vite associé avec le non respect des règles.

Pour conclure :

Sans chercher à stigmatiser certaines pratiques que l’on peut rencontrer en photographie de nature, j’ai simplement voulu partager ici mon point de vue personnel et ma propre approche de la macrophotographie. J’ai volontairement replacé cette réflexion dans un cadre plus large, sans prétendre dire ce qu’il faudrait ou ne faudrait pas faire dans la photo de nature de manière générale.

À la relecture de ce texte, Thibaut Froehly m’a fait cette remarque :
« Chacun doit se questionner sur sa relation avec son sujet.
Suis-je là pour le photographier, le mettre en valeur et le respecter ? Ou suis-je là pour l’utiliser à des fins personnelles, pour me mettre en valeur ? »

Quoi de mieux pour conclure ? 

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One Comment

  1. Merci beaucoup pour ton article, je ne possède pas tes connaissances, ce n’est en tout cas pas mon métier, mais je tente de me renseigner de plus en plus sur les espèces que je photographie. Très surpris par les méthodes que tu décris de certains photographes, je ne me vois pas tué ou coller un insecte sur un support pour une simple image. J’avais malheureusement entendu l’anecdote sur le chat de Pallas. Il faut continuer à informer les gens lors de tes stages ou divers échanges lors des festivals sur les pratiques les moins invasives possibles pour les espèces. Merci pour ton article.

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